Fondation reconnue d’utilité publique créée en 2008.
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Soutenir la recherche au quotidien

Depuis dix ans, la Fondation du Collège de France accompagne le Collège de France dans ses deux missions premières : mener une recherche libre dans les domaines les plus variés de la connaissance et transmettre ce savoir. Par son intermédiaire, les dons des particuliers comme les mécénats apportés par les entreprises viennent soutenir l’activité et les projets de l’institution, qu’ils soient de grande envergure, comme la rénovation de l’Institut des civilisations ou la numérisation de ses bibliothèques, ou plus modestes, comme l’acquisition d’un nouveau matériel scientifique ou l’organisation d’un colloque.

Que devient mon don à la Fondation ?

Chaque année, le Comité d’orientation scientifique de la Fondation sélectionne plusieurs projets à dimension variable qui seront soutenus grâce à un fonds abondé par les donateurs particuliers. Sans ces dons, ces projets, déterminants dans la poursuite des recherches des professeurs et de leurs équipes, ne pourraient voir le jour.
Force de proposition sur les orientations scientifiques à privilégier, le comité est composé de sept professeurs du Collège de France qui se réunissent pour étudier les projets qui leur sont adressés en réponse à un appel d’offres lancé auprès des différents laboratoires et chaires du Collège. Les projets sélectionnés sont ensuite approuvés par le Conseil d’administration de la Fondation.
Depuis 2009, près d’un million d’euros ont ainsi été attribués à une cinquantaine de projets : acquisitions d’œuvres, colloques, missions archéologiques, éditions, achats de matériel, création de sites Internet, etc. En voici quelques exemples.

Enrichir les fonds du Collège de France et équiper ses laboratoires

En 2017, le Comité d’orientation scientifique a permis au Collège de France de faire l’acquisition de 45 plans d’architecture du Collège datés des années 1807 à 1890. Si le Collège de France a été fondé en 1530, le bâtiment que nous connaissons résulte de nombreuses transformations, des premiers plans de Chalgrin en 1770 aux grands travaux de rénovations débutés en 1991 en passant par les réalisations de Guilbert au milieu du XIXe siècle. Certains des projets architecturaux n’ont pas vu le jour, d’autres ont été réalisés et ont conçu le Collège de France tel que nous l’apprécions aujourd’hui. L’entrée dans les collections de l’institution de cet ensemble permet d’assurer une continuité documentaire tout en suscitant des travaux de recherche pour retracer un pan de l’histoire du Collège. De même, grâce à la Fondation, la Bibliothèque des Hautes Etudes chinoises compte, depuis 2016, deux nouvelles collections. Il s’agit de « généalogies familiales », un genre littéraire qui a connu pendant plusieurs siècles une grande fortune en Chine et qui représente aujourd’hui un immense intérêt pour l’exploration de nouvelles voies de recherches. En Europe, on ne retrouve ce genre de collections qu’à la Bibliothèque nationale de Bavière en Allemagne. Autre exemple, un équipement informatique de calcul scientifique acheté en 2013 par la chaire de Physique de la matière condensée pour ses travaux sur l’étude théorique de matériaux aux propriétés électroniques remarquables telles que la magnétorésistance des manganites ou la supraconductivité des oxydes de cuivre. Ce nouvel outil permet une simulation numérique indispensable pour cette équipe du Collège de France qui joue un rôle pionnier dans son domaine.

Plans du Collège de France dessinés par l’architecte Jean-François Chalgrin (1739-1811) en 1770.

Favoriser les échanges de la communauté scientifique nationale et internationale

Grâce au soutien de la Fondation du Collège de France et de ses donateurs, de nombreux colloques et séminaires peuvent également avoir lieu chaque année rassemblant les meilleurs scientifiques nationaux et internationaux. Ces échanges sont essentiels aux progrès des chercheurs et affirment le rôle du Collège de France dans la recherche française et internationale. Ainsi, la chaire de Civilisation mésopotamienne a pu organiser en 2016 et 2017, deux séminaires multidisciplinaires en lien avec le CNRS et les universités de Nantes et de Bretagne occidentale autour de l’Orient ancien et plus particulièrement du site archéologique de Bash Tapa, dans le Kurdistan irakien. Du IIIème millénaire avant Jésus-Christ au 1er millénaire après Jésus-Christ, ce site a été le centre des pouvoirs locaux de l’empire assyrien. En parallèle, en 2017, la Fondation du Collège de France a financé en partie une nouvelle mission sur le site de Bash Tapa. Ces fouilles permettront d’étudier l’apparition de ce premier empire proche-oriental et son impact sur la culture locale. De la même manière, un colloque international co-organisé par la chaire de Psychologie cognitive expérimentale sur le thème « Nouvelles visions du cerveau : géométrie, art et symbolisme » sera organisé, en 2018, au Centre L’Oubradou, dans le Var. L’objectif est de débattre des données les plus récentes sur l’émergence de la géométrie et des symboles dans l’espèce humaine entre experts du monde entier.


Encourager des actions et des collaborations «hors-les-murs»

Dans le cadre de la rénovation du Cloître Ludovisi du Musée national des Thermes de Rome, plus grand musée archéologique de la ville, la Fondation du Collège de France a financé le moulage de deux bustes d’empereurs romains, Antonin Le Pieux et Lucius Vérus, découverts lors des premières fouilles du site du bois sacré des frères arvales à La Magliana, en 1570, et aujourd’hui exposés au Louvre. Dans la Rome antique, les frères arvales formaient un corps de prêtres dédié à la déesse Dea dia. Ils sont surtout connus pour leurs sacrifices annuels en faveur de la déesse pour garantir de bonnes récoltes. Avant cette donation, il n’existait plus de buste d’empereur romain habillé en frère arvale en Italie. Ces moulages sont désormais exposés aux côtés de surprenantes plaques de marbre portant des inscriptions rendant compte des sacrifices annuels des frères arvales. Elles ont été découvertes lors des fouilles de l’École française de Rome dirigée par John Scheid, Professeur émérite du Collège de France, chaire de Religion, institutions et société de la Rome antique.

Pour en savoir plus sur les projets financés par la Fondation du Collège de France et sur son comité d’orientation scientifique :
http://www.fondation-cdf.fr/projets-finances.html
http://www.fondation-cdf.fr/cos.html

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